Professionnel à la fois du droit et de l’enfance, l’administrateur ad’hoc est désigné, le plus souvent par les services du procureur ou le juge des tutelles, lorsqu’un enfant est victime d’une agression au sein de la famille rendant impossible l’exercice normal de l’autorité parentale des parents pour la mise en œuvre de ses droits, soit que le parent est directement l’auteur de l’infraction sur le mineur, soit qu’il n’a pas les qualités intellectuelles ou affectives pour faire les diligences nécessaires pour sa protection.
Sa fonction est de rencontrer le jeune, lorsque cela est compatible avec son âge, et de faire tous les actes juridiques de nature à le protéger.
Sa désignation, au plus tôt dans les procédures pénales (instructions ou audiences de jugement) mais aussi au civil en cas de successions compliquées avec conflit d’intérêt avec le parent, facilite la gestion des intérêts de l’enfant.
L’administrateur ad’hoc peut faire appel à un avocat qu’il désigne, lequel travaille alors le plus souvent à l’aide juridictionnelle (automatiquement octroyée dans ce cas).
Il coordonne souvent les interventions de l’Avocat et du Magistrat avec la famille d’accueil, l’éducateur spécialisé, l’école…
Lorsqu’il recueille des fonds pour un mineur dont l’agresseur a été condamné, il gère ses comptes jusqu’à sa majorité sous l’égide du juge des tutelles.
Encore méconnu il y a quelques années, l’administrateur est de plus en plus souvent désigné comme mandataire par les magistrats, qui y voient ainsi une garantie que les droits des mineurs soient au mieux encadrés et protégés.

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